
LES FICHES_________________________________________________Allaitement, nutrition et obésité
L’obésité et le surpoids ont beaucoup progressé chez les enfants des pays
occidentaux : dans l’Union Européenne, on estime à plus de 14 millions le
nombre d’enfants en surpoids (dont 3 millions d’enfants obèses).
En France, la lutte contre l’obésité est un des objectifs prioritaires du Programme National Nutrition Santé (PNNS), chez les enfants comme chez les adultes. Un des objectifs spécifiques du PNNS est aussi d’augmenter le pourcentage de femmes allaitant leur enfant à la naissance d’ici 2010. En effet, l’allaitement maternel contribue à limiter les risques de surpoids, tant chez l’enfant que chez la maman :• L’allaitement semble entraîner une perte de poids accélérée. Les femmes qui allaitent 2 mois et demi perdent en moyenne un peu plus de poids que celles qui n’allaitent que quelques jours. • Il semble aussi que plus l’allaitement dure longtemps, moins l’enfant a de risque de développer un surpoids. Le risque d’obésité est multiplié par 1,3 en cas d’allaitement artificiel. Ce rôle de protection de l’allaitement maternel contre le surpoids semble lié à plusieurs facteurs :• La composition du lait maternel s’adapte constamment aux besoins physiologiques du nourrisson, au fur et à mesure de son développement, au fil des semaines, et aussi au cours de la tétée. L’allaitement maternel au cours des 6 premiers mois de vie est parfaitement adapté aux besoins en graisse et apporte peu de protéines. • Les nourrissons au sein régulent probablement mieux les quantités de lait qu’ils ingèrent que ceux nourris aux biberons. Dans cette dernière situation, les mères se réfèrent plus aux quantités bues et sollicitent plus leurs enfants. • L’effet protecteur du lait maternel est peut-être aussi dû à un ensemble de comportements de la maman : le plus souvent, une maman qui allaite est très sensible à l’effet bénéfique de l’alimentation sur la santé de son enfant, et elle modifie ses comportements alimentaires en privilégiant la diversité. Elle agira de même lors de la diversification de l’alimentation de l’enfant ce qui va influencer les relations ultérieures de l’enfant vis-à-vis de l’alimentation. • L’enfant nourri au sein goûte à un ensemble très riche de sensations liées aux aliments consommés par sa mère. Cela peut donc contribuer à une plus grande ouverture ultérieure de l’enfant vis-à-vis de la nouveauté et des saveurs, et diminuer le risque de surpoids. D’où les recommandations de l’OMS :
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